Le très extraordinaire Phakyab Rinpoche

La Méditation m’a sauvé.

La Méditation m’a sauvé. Le livre extraordinaire d’un Bouddha en exercice. Phakyab Rinpoche est l’un de ceux qui nous arrivent comme propulsés, éjectés depuis et par-dessus les barrières infranchissables des très hauts plateaux du Toit du Monde. Ils ont, depuis et peu-à-peu continuellement essaimés de par le monde entier. Ont ensemencé le champ du reste du monde de leur vue pénétrante et altruiste.

Phakyab Rinpoche est l’un de ceux qui nous arrivent comme propulsés, éjectés depuis et par-dessus les barrières infranchissables des très hauts plateaux du Toit du Monde. Ils ont, depuis et peu-à-peu continuellement essaimés de par le monde entier. Ont ensemencé le champ du reste du monde de leur vue pénétrante et altruiste.

Depuis qu’une cohorte d’innombrables renégats à la solde de l’idéologie particulièrement meurtrière d’un régime extrêmement autoritaire s’en est emparé. Et, l’a fait sien.

C’est par milliers, disséminés sur tout le pourtour de la planète bleue, que ces êtres extraordinaires prodiguent leurs enseignements et transmettent leur expérience inouïe.

Phakyab Rimpoche est l’un d’eux. Un Bouddha en exercice.

Le livre s’appelle « La Méditation m’a sauvé » et le livre qui témoigne pour un être extraordinaire est un livre extraordinaire.
Il est co-signé par, donc, le Bouddha en exercice, évadé des geôles chinoises après y avoir subies les plus inimaginables tortures que tout un chacun ne voudrait pas seulement commencer à tenter d’en imaginer les moindres prémisses, ainsi que par, divine surprise, Sofia-Stril-Rever, autre personnage hautement respectable et infiniment respectée, – que ces deux personnes soient ici honorées comme il se doit – qui prête toute son acuité littéraire et sa perspicacité empreinte d’attention et de compassion envers toute chose et tout fait.

Acuité et perspicacité couplées à une connaissance sans pareil et sans égal dans des domaines tout aussi inabordables pour le commun des mortels, que ne le sont les aridités monstrueusement escarpées et glacées des montagnes qui ceignent des hauts-plateaux tibétains, vastes comme deux fois une Europe, pays des neiges, des lamas-volants, des tigres, des lions et des yacks, pour le promeneur habituel de nos le-plus-souvent plates latitudes tempérées, sa connaissance des sciences de l’homme, des langages et de tout l’écheveau fort complexe qui va-avec, des esprits des plus anciennes traditions que notre terre ait jamais portées, et dont son parcours personnel, pour le moins exceptionnellement singulier, a tissé entre les mailles du temps infini, tout un monde époustouflant qu’elle dévoile peu-à-peu.

Mot après mot, mots minutieusement choisis après mots particulièrement chargés de sens et d’âme, mots choisis, dans, et, pour la plus extrême simplicité de leur évidence et de leur sens.

Au fur et à mesure de sa surprenante pérégrination, le lecteur, renvoyé, dès les premiers mots, dès les premières lignes, pages, sans évoquer l’impression ressentie tout au long de la lecture des chapitres, renvoyé au commun de son sort, de son quotidien sans autre aspérité que celle, illusoire de sa routine et de son ignorance qui l’aveuglent au point de croire tutoyer ce monde qui l’immerge pourtant bel et bien, de promeneur de vallons ombragés, au fur et à mesure, le lecteur, découvre, ainsi pris par la main et guidé précautionneusement, pas à pas, l’esprit et le parcours d’un Bouddha de son temps, le niveau d’exigence personnel d’un réincarné de très haut rang, d’un simple moine à lui-tout-seul capable de prouesses susceptibles de faire chanceler sur ses bases et jusque dans ses fondamentaux, bien des socles sur lesquels s’est bâtie toute notre histoire, notre civilisation, nos civilisations occidentales.

Il n’en fallait pas moins que la présence d’un Bouddha, sa puissance d’amour et de compassion, pour parvenir à ce haut-fait, et, alliée à la puissance d’amour et de compassion d’un épigone féminin, au fait de sa bouddhéité, pour produire un authentique « Namtar ».
Namtar. Texte qui relate et enseigne, texte sacré aux mots chargés de sens, aux mots pétris dans le moule de l’expérience de celui qui les y inscrit à l’adresse de ses futurs réincarnations et du Sangha, texte qui permet, assure, et jette un pont par delà le gouffre du temps, la transmission.
« Il est rare qu’un individu tenu pour être un Tulku, un réincarné, ait la claire conscience de son état particulier »
« Chandogya Oupanishad » – L’esprit est aliment – disent les anciens Maitres Indiens. Namtar et Tér – gter – ou Terma sont des trésors. Ces trésors sont esprit.
Les uns, namtar, sont l’expérience relaté qui enseigne, et, les Tér, Terma – gter – sont ces trésors enfouis partout au Tibet, pour y être découverts, quand en sera le moment venu pour eux de livrer leurs enseignements et, qu’au travers d’eux, s’exprime l’esprit transmis de qui ouvre les esprits. Pour les tibétains, l’écrit est énergie.

Enfouis par qui ? Padmasambhava – né d’un lotus, le Précieux Maitre ou Maitre Lotus – Gourou Rimpoche qui, arrivé au Tibet, en 747, y introduit le Tantrisme qui s’incorpore au Bouddhisme.

Namtar, terma… La méditation m’a sauvé en est un. Un trésor que l’urgence de notre temps a conduit à être divulgué au plus grand nombre possible. Longtemps retenue, la parole se doit d’être entendue.

Enseignement à distance et dans l’immédiat de l’immarcescible connexion. Transmission par voie écrite de rien de moins qu’une expérience et d’un savoir, couplé à elle.

Et de rendre, alors, devant tant de dons, hommage aux déités invoquées et évoquées dans les méditations, chants et louanges pour le bonheur et la paix de tous.

A 28 ans, Yeshi Dorje apprend qu’il a 1200 ans.

De grands yogis, doux, attentionnés, emplis de bonté …
doux, attentionnés, emplis de bonté …

« Au monastère de Sera Mey, dans l’État du Karnataka, près de Mysore, je passe mes journées entre études et prières. Mes maîtres sont de grands yogis, doux, attentionnés, emplis de bonté. Certains sont des moines éveillés qu’on ne remarque pas, tant ils sont humbles et discrets. »

« On découvre souvent le niveau de leur réalisation après leur mort seulement. Ce fut le cas de l’un de mes maîtres, Geshe Lodro. Il est demeuré pendant quinze jours en tukdam, la méditation de la mort. » p. 153

Auprès de ces maîtres à la bonté immense …
à la bonté immense …

Le jeune homme, Yeshi Dorje, qui se prépare à boucler un cycle d’intenses, complexes et brillantes études d’une vingtaine d’années avec l’obtention du diplôme de fin d’année et de cycle, qui lui confère le titre prestigieux de Geshe Lharampa, apprend, qu’après des recherches pour trouver la nouvelle incarnation du septiéme Phakyab Rimpoché, détenteur du trône de leur monastère, recherches entreprises par Sa sainteté le XIV° Dalai-Lama ainsi que par les membres de son entourage concernés par cette quête et en capacité de la mener à bien, qu’après les prières requises et les divinations, il a été désigné, que Kundun l’a désigné, lui Yeshi Dorje, ordonné moine sous le nom de Lobsang Dhondup et qui étudie actuellement à Sera Mey, qu’il a été désigné comme le huitième Phakyab Rinpoché.

« Ton titre est Phakyab Rinpoché. Le nom de maître spirituel réincarné que t’a donné Sa Sainteté le Dalaï-lama est Ngawang Sungrab Tenzin Gelek Gyatso, “Puissante voix Parole éveillée Détenteur du dharma et de la vertu Océan victorieux”. »

« Les Phakyab Rinpoché sont des maîtres illustres. Tu es détenteur de la lignée du transfert de conscience après la mort et de l’apaisement de la souffrance par la noble perfection de la sagesse. Tu es à présent l’un des meilleurs étudiants de Sera Mey, un moine humble et très pur. C’est excellent que tu poursuives jusqu’à son terme ta formation de Geshe Lharampa et, avec les bénédictions de Kundun, tu éveilleras un grand nombre d’êtres. » p.155

Je rends hommage au huitième Phakyab Rinpoché, lion parmi les hommes.

Ngawang Sungrab Tenzin Gelek Gyatso ou “Puissante voix Parole éveillée Détenteur du dharma et de la vertu Océan victorieux” huitiéme Phakyab Rimpoché, Abbé du monastère d’Ashi, dispense maintenant son enseignement comme jadis ses maitres. Et ce à quelques encablures de Paris et de sa région.

la lampe de ceux qui ont besoin de lampe

Et comme le Yeshi Dorje de jadis, à l’écoute de ses maitres, en son monastère de Sera May, des Yeshi Dorje d’aujourd’hui, en le leur, Menla Ling, où le Très-Précieux, dorénavant, enseigne.

Puissé-je être le protecteur des abandonnés,
Le guide de ceux qui cheminent !
Et pour ceux qui désirent l’autre rive, être le vaisseau, la barque, le pont.
Être l’île de ceux qui ont besoin d’une île, la lampe de ceux qui ont besoin de lampe, le lit de ceux qui ont besoin d’un lit, l’esclave de ceux qui ont besoin d’esclave.
Être la pierre miraculeuse, le vase au grand trésor, la plante qui guérit, l’arbre des souhaits, la vache d’abondance.
Tout comme la Terre et les autres éléments servent aux multiples usages des êtres innombrables dans l’espace infini, puissé-je être utile de multiples façons aux êtres qui occupent l’espace, aussi longtemps que tous ne seront pas délivrés !

« Ma maladie s’est déclarée à l’instant où j’ai touché terre en Occident. J’ai guéri en occident, certes, mais en dehors du système de soins occidental. La santé est revenue par la méditation et les yogas de l’énergie interne. Je ne peux pas en dévoiler l’essence publiquement mais j’ai fait le vœu de former des méditants suffisamment engagés et avancés, à qui je pourrai transmettre les pratiques du tsa-lung qui m’ont guéri. » p.202

Corps, voix, esprit, le maître. Et au détour de quelque son, sous leur effet en des zones trop longtemps restées inexplorées et oubliées du psychisme de l’ignorant, par la puissance de quelque mantra, depuis quelque anfractuosité du temps, d’un temps soudain révélé, comme en filigrane, apparait fugitivement mais clairement, subrepticement mais très nettement, tel un sceau, l’image en l’esprit s’est incrustée qui portera ses fruits, apparaissent d’étranges personnes, personnages, venus d’ailleurs, maitres passés du monde lointain et dont Phakyab Rimpoché a provoqué, presque convoqué le venue, la survenue, la présence. Annoncé par la sienne, leur présence. Leur incommensurable présence.

« Naître et mourir se touchent. Le début et la fin de la vie, opposés en apparence, forment une continuité d’événements de conscience. Tel est le mouvement de la roue du temps affectant tout ce qui apparaît dans l’univers, du grain de sable aux galaxies, de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Huitième de ma lignée, j’éprouve l’unité psychique profonde d’un courant de conscience qui dépasse les bornes de ma vie physique – semblable à une rivière immatérielle, coulant d’âme en âme depuis des temps immémoriaux. L’impression de mourir n’est que l’effet d’une vision incomplète et je médite l’essence de l’esprit par-delà la naissance et la mort. » p.162

Et pendant tout le temps de son séjour New-Yorkais qui n’eût, trois ans durant, rien d’une villégiature, hospitalisé des mois, Phakyab Rinpoche, bien malade, très mal en-tout- point, et confronté à rien de très réjouissant, eût recours à l’enseignement de ses maitres. Et de se remémorer les paroles qui s’adressait au jeune Yeshi Dorje, qui ignorait encore à l’époque son âge canonique, de se remémorer les paroles de Geshe Ake Gyupa, du monastère de Golok, peu avant que le Geshe ne quitte son corps :

« Je t’ai donné la transmission de tsa-lung qui est d’ordinaire réservée aux méditants avancés. J’ai senti que ton courant de conscience était mûr pour la recevoir. Prends ce pecha qui contient mes notes de pratique. Tu les comprendras parfaitement plus tard, en lien avec les enseignements que je t’ai donnés. Mes notes devraient t’aider à progresser sur ton propre chemin d’expérience. Tu as le potentiel de devenir un pratiquant accompli du tsa-lung. »

Ce livre est vivant. Tu en auras besoin un jour et tu le consulteras comme on va prendre conseil auprès d’un ami bienveillant…

« Personne ne doit poser ses yeux sur ce manuscrit. Il contient l’essence de ma pratique du Tsa-Lung. Je te la transmets. À toi. À toi seul. Ce livre est vivant. Tu en auras besoin un jour et tu le consulteras comme on va prendre conseil auprès d’un ami bienveillant. Ce jour-là les pages te parleront et te diront ce que nul être humain ne pourrait te dire. Ce sera infiniment précieux. Dans ces moments-là, je serai près de toi par l’esprit, proche comme nous l’avons été ces trois dernières années. Nos destins vont se séparer mais nos consciences restent unies dans la base lumineuse de la sagesse éveillée. » p.185

« La Méditation m’a sauvé » est ce livre vivant, précieux qu’il nous est donné de consulter, de consulter comme on va prendre conseil auprès d’un ami bienveillant.

« La Méditation m’a sauvé » Ce livre est vivant. « Tu les comprendras parfaitement plus tard ». Il est né du parcours d’un être-accompli, d’un Mahasiddha. Du parcours tout déjà tracé par de grands êtres éveillés, il y a 1200 ans.

Ce livre est vivant. Il m’a parlé.

Il est né du parcours singulier d’un être singulier, d’un moine Tibétain qui a la révélation très jeune, au cœur du Tibet-occupé, de ce par quoi il se sent attiré, irrésistiblement attiré.

Par ce qui s’impose, et de quelle manière, de ce qui s’impose à lui, puis aux siens, aux autres, à tant autour de lui, dans son pays, le Tibet-occupé, puis à l’Etranger, le proche, l’Indien, son exil en Inde, puis plus tard, bien plus tard, le lointain, le très lointain, la terre des hommes rouges, l’Amérique.

Son retour au Tibet-occupé afin d’y enseigner les voies du Dharma, les tracasseries en crescendo de la police chinoise d’occupation, puis le cycle éternel, jamais interrompu, il faut bien en prendre conscience, cycle effarant et mortifère, cycle jamais interrompu depuis le début de l’invasion du Tibet par la Chine.

Cycle éternel et inscrit dans la chair du pays, vécu par des centaines de milliers de Tibétains, l’arrestation, les cris, les coups, les cris encore, la matraque à coups répétés, les hurlements, la stridence, la stridence invraisemblable et à peine croyable, pensable des aigus dont est capable le chinois, et, dont sont, furent capables ces policiers qui ne les maîtrisent pas, ne pas maîtriser ses aigus, c’est une chose inimaginable qu’il faut avoir un jour, ne serait-ce qu’une fois, une seule entendue, pour en prendre conscience, ça semble pas possible qu’un tel cri, qu’un cri pareil, qu’un tel son aussi disgracieux puisse être le fait d’un homme, puisse être proférer par un humain, sortir d’un humain, pour ne plus l’oublier, et que le policier ne maîtrise pas, jamais, l’arrestation, ces aigus de folie et d’horreur, et les coups, l’incarcération et les inévitables abominables tortures, la fuite réussie de la prison, des geôles et des salles de tortures chinoises. Une évasion réussie. Pour combien … qui se soldent par la mort.

La fuite du Tibet-occupé, la dissipation du Dharma qui, par les infinies capillarités d’innombrables nuées de destins imprévisibles qui filent à tire d’ailes de par le monde, se répand à la vitesse et avec la vivacité des cours d’eaux de montagne qui épousent les formes et contours des obstacles qu’ils rencontrent et contournent tout aussitôt, la traversée de l’Himalaya guidée par les oiseaux de ces régions habitués des lieux et leurs esprits, l’Inde…

Une expérience du corps, une histoire du corps et de son trajet qui recoupe celle de l’histoire de son pays. Une expérience du corps, de la marche à pieds, une expérience du sol, de la nature et de la nature de l’homme. Tibet, Chine, Inde.

Et l’envol…

« Et quand il eut passé le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre » Nosferatu – 1921 – de F.W. Murnau.

L’Amérique. Les Etats-Unis, la ville, longtemps la plus européenne des villes américaines, New-York, l’hôpital Bellevue, le service de pointe des « survivants de la torture », qui les prend financièrement et médicalement en charge.

La Méditation m’a sauvé, ce trésor, ce « Namtar » ou « Histoire de vie qui libère »… agit comme la petite graine lumineuse dans l’esprit et le cœur de celui, qui, ne serait-ce qu’un seul et infime instant, a perçu, ou cru soudain percevoir, quelque chose au cœur d’un mandala…

« Les annales du temps incarné sont une mémoire murmurée, transmise d’esprit à esprit. Bien des manuscrits uniques et de valeur inestimable ont été détruits pendant la Révolution culturelle. Ou bien ils ne sont pas parvenus en terre d’exil jusqu’en Inde. Nous n’avons pas non plus, sous forme écrite, toutes les biographies des précédents Phakyab Rinpoché. Ces textes, rédigés dans le style à l’ornementation fleurie des hagiographies, sont appelés en tibétain des namtar, ou « histoire de vie qui libère ». »

« Faute de trouver un namtar des précédents détenteurs de ma lignée, j’allai donc voir un vieux moine de Sera Mey qui avait été, enfant, le serviteur du septième Phakyab Rinpoché au monastère d’Ashi. Il m’informa sur l’histoire de mes réincarnations. »

Faute de trouver, de disposer de ces annales du temps incarné, de cette mémoire qui se murmure, de ce namtar des précédents détenteurs… Ne les voilà pas qui viennent à lui. Ne voilà pas qu’ils lui apparaissent, que lui apparaissent tous les précédents détenteurs de sa lignée illustre, qu’ils présentent à lui et l’instruisent de qui et de ce qu’ils furent.

Phakyab Rinpoche les voit qui lui apparaissent et viennent à lui. Peut-être chose fut-elle aussi permise, facilitée et induite par l’entremise de la voix du vieux moine de Sera Mey, ancien serviteur du précédent et septième Phakyab Rinpoché.

Et Phakyab Rimpoché, au sortir de sa méditation qui le propulse bien au-delà des plus de quatre-vingt paliers d’états de conscience successifs, tel un Bouddha, mi-amusé, mi-songeur, de s’étonner :

« C’est curieux, Ils me demandent comment j’ai fait et quand je leur réponds et que je leur dis, ils ne m’écoutent pas »

Parole de Bouddha, riche, très riche d’enseignement pour tout un chacun.

« Ils », ce sont… Vous l’auriez sans doute deviné, si vous saviez que, condamné par tout un staff de brillants praticiens de haute volée et de professeurs de Médecine d’un hôpital très renommé de New-York, dans le service des victimes de la Torture, où l’apprenti-bouddha-en-exercice-continuel-de-survie, par la pratique tantrique du bouddhisme Tibétain basé sur l’amour pour tous les êtres et la compassion pour tous les êtres vivants de quelque règne que ce soit, fut, dés qu’il posa, au moment même, synchronisation parfaite, le pied sur le sol américain, pris d’une douleur invraisemblable, hospitalisé dans un état très grave, une gangrène genre foudroyante, à laquelle allait s’ajouter tuberculose osseuse et autres joyeusetés proprement terrifiantes et absolument pourrissantes et terriblement malodorantes, Rimpoché, alerté par sa voix intérieure, un sens subtil et têtu qui le lui soufflait, a refusé les soins. Les soins extrêmes préconisés par les voix officielles et autorisées de la médecine occidentale, considérée comme une panacée. L’amputation… !

Notre Bouddha-en-exercice, au seuil de l’amputation et, en cas de refus du soin-extrême, au seuil de la mort, refusera, presque timidement au début, mais au très grand dam de tous, tous totalement incrédules et catastrophés, le seul protocole de soins susceptible de lui sauver la vie.

Phakyab Rinpoché, reconnu lorsqu’il avait une vingtaine d’année, comme une illustre réincarnation par Kundun, Tenzin Gyatso, le XIV eme Dalaï-lama – lire le moment savoureux relaté par Rinpoché quand il l’apprend – Phakyab Rinpoché se détournera de leur proposition de soin, l’amputation qui n’admettait plus le moindre retard, quittera l’hôpital pour quelques mètres carrés d’un petit appartement new-yorkais, où pendant trois ans durant, sans sourciller, Phakyab Rinpoché va méditer … méditer … méditer … et encore méditer.

Et Phakyab Rinpoché médite encore, encore et encore, et toujours, enseigne et médite, transmet et médite, et vous aussi, lecteur vous méditez, vous-aussi, qui, pris par la main de Sofia Stril-Rever, parcourt le gigantesque Mandala de la vie de Phakyab Rinpoché, et assurée de la compagnie protectrice et active de Sofia Stril-Rever, vous-lecteur parvenez au centre du mandala de l’esprit du bouddha, de Phakyab Rimpoché, guéri, soigné, sauvé, rétabli, reconstruit et reconstitué, restitué à son entièreté.

Entier, par la grâce et l’entremise de la mise en pratique active de tous les enseignements le plus souvent secrets, toujours sacrés, que ses maîtres, pendant près de trente ans, lui ont transmis, et que lui, élève exceptionnel, réincarné de haut-rang, a reçu, mis en pratique, pour sa survie, chèrement acquise, et qu’il transmet à son tour, à l’image de sa première incarnation, il y a 1200 ans…

« Ils », ce sont, si vous ne l’aviez pas deviné, vous l’avez maintenant compris, « Ils » sont la profession médicale. Ceux-là même, époustouflés, intrigués – on le serait à moins ! – qui n’écoutent pas la réponse qui leur est faite, qu’il leur fait.

Au vu des dossiers, des « preuves » , accumulées dans le service de l’hôpital de Bellevue, de l’état de décomposition, de la lymphe, des tissus et des os – fragments d’os retirés chaque jour de la plaie purulente – de l’avancée des maux multiples, au vu des diagnostiques, étayés par tout ce que la technique et l’imagerie médicales comptent de plus pointus, qui prévoient, annoncent un issue fatale pour le patient.

Ils, ce sont eux, en proie à une bien légitime stupéfaction, alors qu’ils lui disposent un peu partout sur la tête, des électrodes – petit jeu auquel Rimpoché se prête gentiment et avec une docilité conciliante et compréhensive – eux qui lui demandent « comment il a fait … comment il a fait… »… pour s’en sortir.

Pour résorber tous ses maux. Et la cause de ses maux. Pour guérir. Et eux de ne pas l’écouter, eux qui ne l’écoutent pas, quand il le leur dit : Par la Méditation…

Oui. Mais quel ne fut pas pour le patient tibétain du service des victimes de la torture, malgré toute l’excellence souvent exquise du personnel de l’hôpital qui l’entourait, quelle ne sera pas l’âpreté escarpée du chemin qui l’allait conduire vers la guérison.

« Depuis le début, ils ne cessent de répéter que ma cheville est morte, que si j’attends plus, ma jambe va mourir et que, pour finir, c’est moi qui vais mourir. Telle est la dimension externe, physiologique de ma maladie. Elle est étayée par des paramètres que viennent confirmer radios, analyses de tissus et bilans sanguins. Ce tableau est sans appel. C’est un arrêt de mort. »

« Mes espoirs de guérir s’amenuisent. Il me faut revisiter le passé »…

« Pour nous, Tibétains, le Dalaï-lama incarne la présence de la compassion éveillée sur Terre. Je me remémore son visage, l’acuité de son regard. Il me parle. Et dans l’espace de mon esprit, prononce d’une voix puissante chaque mot de son message que l’on m’a transmis ce matin. Ses paroles résonnent avec une force de conviction qui est sans appel :

« Pourquoi cherches-tu la guérison à l’extérieur de toi ? » demande Kundun. « Tu as en toi la sagesse qui guérit et, une fois guéri, tu enseigneras au monde comment guérir. »

Ce même Kundun, qui, près de vingt ans auparavant, de son lointain exil indien, l’avait désigné, lui le tout jeune Yeshi Dorje, du monastère de Sera Mey, moine sous le nom de Lobsang Dhondup, huitième Phakyab Rinpoché, incarnation du septième Phakyab Rimpoche, ce même Kundun, qui lui avait donné, naguère, pour nom : Ngawang Sungrab Tenzin Gelek Gyatso, “Puissante voix Parole éveillée Détenteur du dharma et de la vertu Océan victorieux”, depuis son même exil lointain, Kundun, encore, lui faisait parvenir ce message.

« Pourquoi cherches-tu la guérison à l’extérieur de toi ? » demande Kundun. « Tu as en toi la sagesse qui guérit et, une fois guéri, tu enseigneras au monde comment guérir. »

« En tibétain, le message comporte vingt-cinq mots. Vingt-cinq mots scellent mon destin. D’autres instructions m’indiquent les pratiques qui me seront bénéfiques ainsi que les visualisations et les récitations de mantras adaptées. »

« J’ai lu la peur et l’incrédulité dans leur regard » dit Rimpoche, alors qu’il annonce aux divers praticiens du service hospitalier qu’il entend se guérir par lui-même.

« Pour nous, Tibétains, le Dalaï-lama incarne la présence de la compassion éveillée sur Terre. Je me remémore son visage, l’acuité de son regard. Il me parle. Et dans l’espace de mon esprit, prononce d’une voix puissante chaque mot de son message que l’on m’a transmis ce matin. »

Ses paroles résonnent avec une force de conviction qui est sans appel : « Pourquoi cherches-tu la guérison à l’extérieur de toi ? Tu as en toi la sagesse qui donne la force de guérir. Une fois guéri, tu enseigneras au monde comment guérir. »

« Pourquoi cherches-tu la guérison à l’extérieur de toi ? »…

Voilà bien un chef. Un chef qu’il soit religieux, comme Sa Sainteté, politique, et dans un tel contexte Bouddhiste et par conséquent absolument pacifique et non-violent, nous éviterons d’évoquer le chef militaire, un chef prend ses responsabilités et connait ses hommes.

« Pourquoi cherches-tu la guérison à l’extérieur de toi ? » … Un chef connait ses hommes. Un chef vous scelle un destin en quelques mots. Point besoin de plus. Et quels mots ! … Quelle incommensurable puissance dans ces vingt-cinqs mots qui scellent un destin.

Tu as la guérison en toi, de même que la nature Bouddha est en nous-tous. Et Phakyab Rinpoche de chercher en lui le remède à ses maux et leurs causes.

Et Sofia Stril Rever de nous entraîner, tout doucereusement et avec beaucoup de tact et d’attention, de cette attention qui lui est propre, et qui est propre à tout un chacun qui s’engage sur la voie du Dharma, de nous entrainer, après nous y avoir invités, chaque lecteur convié, à sa suite de nous entrainer dans cette aventure extraordinaire à la découverte initiatique de l’esprit incommensurable d’un être éveillé, d’un être de notre temps.

La Méditation m’a sauvé, le livre merveilleux et terrible, de Sofia Stril Rever et de Phakyab Rimpoché, est une initiation, un chemin initiatique, et chapitre après chapitre, une méditation qui se poursuit et s’intensifie à un point tel qu’elle s’approfondit au cours de la lecture et qu’il est loisible pour le lecteur qui en ressent les effets positifs d’en conserver l’écho en lui, l’image sensible en filigrane dans son esprit, telle une anfractuosité où se réfugier, une empreinte où poser le pied. Pour un premier pas.

Avec lequel premier pas débute tout voyage.

Le livre merveilleux et terrible, de Sofia Stril-Rever et de Phakyab Rimpoché est un enseignement.

Bel et bien un enseignement. Une transmission. Ouverte et libre, déférente envers maitres et déités. Une méditation, un enseignement, une transmission. Et comme toute transmission … A ce point bénéfique qu’elle cautérise instantanément par la lumière émise et le rayonnement de sa perfection, ces plaies nées de l’ombre portée de l’ignorance sur toutes les choses et les êtres.

Un patient cheminement où le lecteur est pris en charge, puis étape par étape, step by step, amené jusqu’au centre du mandala, en son cœur, au plus prés du bouddha, de son esprit, de l’esprit du bouddha, du Bouddha en union intime avec sa parèdre.

 

Puissent tous les êtres sensibles connaître le bonheur et les causes du bonheur !
Puissent tous les êtres sensibles être délivrés de la souffrance et des causes de la souffrance !
Puissent tous les êtres sensibles ne jamais être séparés de la joie suprême qui est au-delà de la peine !
Puissent tous les êtres sensibles demeurer dans l’équanimité, libres de partialité, d’attachement et de haine !